« Je ne demande pas votre amour. Je demande votre force. »

⚜ État civil
| Nom complet | Démétrius d’Ardelann |
| Âge | 18 oraths — couronné à 16 |
| Lignée | Maison royale d’Ardelann |
| Père | Aegion d’Ardelann (défunt) |
| Mère | Lysandra, reine douairière |
| Fratrie | Calixte, Kaelen, Thalys, Elara |
| Statut | Célibataire |
| Résidence | Yndal, capitale d’Ardelann |
| Titres | Roi d’Ardelann · Seigneur des Légions · Maître des Cinq Couronnes |
⚔ Apparence
Haute stature, charpente forgée par le fer plus que par le sang. La cascade de cheveux d’or descend jusqu’au creux des reins. La peau est d’une pâleur que les cicatrices ne marquent pas longtemps — un trait de la lignée que les ennemis du royaume ont appris à reconnaître. Sous la tempe, on devine parfois le filament d’argent que tous les d’Ardelann portent dans la chair, signe ancien que personne ne nomme plus.
Les yeux sont du bleu glace propre à sa lignée, ce bleu dur qui ne se fond pour personne. Les courtisans baissent la tête avant qu’il parle. Les soldats, eux, le regardent en face — il leur en sait gré.
Ses tenues alternent entre la soie pourpre des audiences et le cuir noir des champs de bataille. Aux doigts, il porte un anneau frappé du lion d’Ardelann ; au poing, l’épée de son père.
| Cheveux | Blond très clair, longs, retenus en arrière |
| Yeux | Bleu glace lumineux |
| Teint | Très pâle |
| Stature | Haute, musculature dense |
| Signe distinctif | Sourire rare, dit « de loup » |
⚜ Tempérament
Démétrius parle. Plus qu’on ne le croit, plus qu’on ne le rapporte. Sa voix porte sans qu’il ait besoin de la pousser, et son silence — quand il choisit le silence — n’est jamais de la retenue : c’est un jugement qui pèse. Il rit volontiers en compagnie de ses soldats, badine avec ses cadets, et tranche d’un mot ce que d’autres rois mettraient une lune à débattre.
On le dit brutal. Il l’est. On le dit juste. Il l’est aussi. Les deux ne se contredisent pas dans son esprit : le royaume vit ou meurt selon que son roi sait ou non frapper au bon moment, et Démétrius préfère frapper trop tôt que trop tard. Devant un ennemi franc, il accorde le respect. Devant un flatteur, il se ferme. Devant un traître, il ferme la main.
| Vertus | Loyauté, courage, justice rapide, mémoire des noms |
| Vices | Impatience, dureté, mépris des courtisans, colère froide |
| Estime | Compétence prouvée, courage au combat, parole tenue |
| Méprise | Faiblesse morale, lâcheté, trahison |
⚔ Compétences
Démétrius tient une lame depuis ses six oraths. À huit, il jetait au sol des enfants de douze. À douze, il avait tué son premier homme. À seize, il montait sur le trône.
| Domaine | Niveau | Détail |
|---|---|---|
| Combat à l’épée | Maître | Trois écoles maîtrisées, style propre |
| Cavalerie | Maître | A mené sa première charge à 13 oraths |
| Stratégie militaire | Maître | Lit le terrain et l’ennemi avec une précision rare |
| Commandement | Maître | Connaît le nom de chacun de ses officiers |
| Jugement royal | Confirmé | Audiences publiques tenues régulièrement |
| Diplomatie | Adéquat | Préfère déléguer à Calixte |
| Intrigue de cour | Faible | Méprise l’exercice — coupe court par la force |
| Endurance | Hors normes | Combat plusieurs sols sans relâche |
| Récupération | Hors normes | Cicatrise plus vite qu’aucun homme connu |
⚜ Équipement
| Arme principale | Épée longue d’Aegion, lame ciselée de runes anciennes |
| Armure de guerre | Plates noires d’Ardelann, gravées au lion couronné |
| Armure de cour | Cuir noir et soie pourpre, manteau bordé d’or |
| Bouclier | Aucun — refuse d’en porter au combat |
| Bottes | Bottes d’Ardelann, résistantes à l’eau |
| Anneau | Sceau royal au lion d’Ardelann |
⚔ Doctrine de règne
« La victoire justifie tout. La défaite n’excuse rien. »
Démétrius gouverne par la proximité du peuple et la distance de la cour. Le roi tient des audiences publiques où paysans, veuves et cadets sans héritage peuvent porter leurs griefs. Le pain est distribué dans les disettes, les médecins dépêchés dans les villages reculés, les promotions accordées au mérite contre l’avis des nobles. Les soldats dorment sous la même toile que lui ; il connaît leurs femmes par leurs prénoms.
Aux flatteurs, il ne donne rien. Aux comploteurs, il prend tout — terres, titres, parfois la vie. Le mot qui circule désormais dans les couloirs d’Yndal est de lui : les nobles complotent pendant que ses soldats saignent, et un sol viendra où il nettoiera la cour comme on nettoie une plaie.
⚜ Relations
| Personne | Lien | Nature |
|---|---|---|
| Calixte | Frère cadet, premier conseiller et prince régent | Confiance absolue. Son bras droit : ils portent la couronne à deux. |
| Kaelen | Frère cadet, artiste | Tendresse protectrice. Le défend contre la cour. |
| Thalys | Sœur cadette, guerrière | Complicité de combat. La forme à l’épée. |
| Elara | Sœur cadette, stratège | Écoute son conseil avant celui des ministres. |
| Lysandra | Reine douairière, mère | Respect filial. Distance pudique. |
| Vespérian | Oncle, commandant en chef des armées | Respect martial. Lui confie le commandement de toutes les armées. |
| Armée | Sa force véritable | Adoration. Mourrait pour lui sans hésiter. |
| Peuple | Socle politique | Affection populaire. Audiences publiques. |
| Cour | Adversaire intérieur | Crainte. Factions divisées par lui. |
| Orques | Ennemi héréditaire | Mépris, haine, rejet absolu. |
⚜ Rumeurs et murmures
Ce que l’on dit de lui dans les tavernes, dans les antichambres, dans les marges des registres.
- On rapporte qu’il aurait tenu seul contre vingt hommes une lune entière, et qu’au matin il était debout.
- Les vieilles servantes du palais murmurent qu’à sa naissance, le ciel changea sur Yndal — pour combien de battements de cœur, personne ne s’accorde.
- Les chamans orques, dit-on, baissent les yeux quand son nom traverse leurs feux.
- Sa mère ne l’a jamais accompagné en campagne. On la voit peu à la cour. Personne n’ose demander pourquoi.
- Les blessures qu’il reçoit guérissent vite. Certains pensent que les Primordiaux le veillent. D’autres se taisent.
⚔ Paroles du roi
« Un roi qui ne saigne pas avec ses hommes n’est qu’un lâche avec une couronne. »
« La loyauté au royaume vaut plus que la loyauté à la couronne. Si je trahis Ardelann, tuez-moi. »
« Je respecte mes ennemis qui combattent. Je méprise mes alliés qui complotent. »
« Je suis le bouclier d’Ardelann. Et un bouclier doit être plus dur que les épées qui le frappent. »
— Fiche royale d’Ardelann · Yndal, an 915 de l’Âge des Cités Libres —